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Sécurité et vie urbaine, un marché en pleine expansion

Au moment où les métropoles se concurrencent pour attirer l'activité économique et les habitants, la sécurité urbaine devient un facteur de différenciation donc d’attractivité. Les enjeux sont autant politiques qu'économiques, sociaux et environnementaux. Le marché de la sécurité urbaine au sens large, qui prend en compte la protection des populations, se scinde en trois grands champs d’application : lutter contre le sentiment d'insécurité ; faciliter la mobilité et faire cohabiter les différents moyens de transport ; faire face aux événements climatiques exceptionnels.

Après la vague d'attentats qu'a connue la France, les villes ont dû se réapproprier les questions de sécurité, au sens large du terme. La part des dépenses consacrées à la sécurité a brusquement augmenté après 2015, passant de 3,2 % à 4 % dans les villes de plus de 10 000 habitants, selon la Gazette des Communes.

À l'heure où la concurrence s'intensifie entre les métropoles, les enjeux sont multiples :

  • Politique : le maire doit montrer à ses électeurs qu'il prend en charge ces problèmes ;
  • Économique : l'insécurité pénalise les affaires ;
  • Social : le bien vivre ensemble passe par un sentiment de sécurité ;
  • Environnemental : les municipalités investissent de plus en plus dans la protection de la planète et de la biodiversité, poussée par un électorat écologique essentiellement urbain. Il s’agit également de protéger les populations contre la montée des phénomènes climatiques extrêmes.

Trois champs d’applications

La sécurité ne semble pas être dans l'absolu un sujet propice à l'innovation. Le client cherche de la fiabilité et des solutions éprouvées, car il n'a pas le droit à l'erreur, ainsi qu'un coût de fonctionnement réduit.

1. La vie au quotidien : sécurité, hygiène et bien-être

Les caméras de vidéosurveillance

33 milliards d'euros : c'est le montant des recettes du marché mondial des caméras de surveillance aujourd’hui. Un chiffre qui devrait presque doubler d'ici 2023 pour atteindre 61,5 milliards d'euros. En France, on estime à 150 000 le nombre de camé- ras installées sur la voie publique et à 1,5 million dans les lieux et établissements ouverts au public. La peur grandissant avec l'âge, le vieillissement de la population favorise le développement de la vidéosurveillance, par caméra ou par drone.

La tendance est au développement de l'intelligence des caméras et à leur connexion aux réseaux sociaux pour retrouver les individus, via leur profil Facebook par exemple.

L'éclairage public

En France, on compte 9,5 millions de points lumineux d’éclairage public qui consomment 5,6 TWh, soit 10 % de la consommation totale de l’électricité consacrée à l’éclairage. L'éclairage public intelligent constitue un potentiel  considérable d'économie pour les collectivités, avec les systèmes de détection qui permettent de déclencher la lumière seulement au passage d'un piéton ou d'un cycliste.

Outre les capteurs et tous les éléments de l'éclairage, ce marché nécessite également des mâts multifonctions et des boîtiers de contrôle. Les produits évoluent vers davantage de programmation et de connexion ainsi que la capacité à faire varier la luminosité.

La qualité de l'air

80 % de la population mondiale vivant dans les villes sont exposées à des niveaux de pollution atmosphérique dépassant les normes en vigueur, selon l'OMS. Un rapport du Sénat en 2016 a chiffré à 100 milliards d’euros le coût sanitaire annuel de la pollution de l’air extérieur en France. Et la situation ne fait que s'aggraver avec le réchauffement climatique.

Les habitants des villes sont particulièrement sensibles à ce sujet qui est du ressort des municipalités. D'où les investissements dans des équipements liés à la mesure de la qualité de l'air et à son traitement : capteurs de suivi, capteurs de CO2, bancs publics émettant de l'air purifié, tours de traitement, etc.

Les équipements sanitaires et d'hygiène

Toilettes haut de gamme ou automatiques, fontaines à eau potable, douches, etc., tous ces équipements liés à l'hygiène et à protection sanitaire se développent. Ils constituent le premier investissement de la Fondation Bill Gates dans le monde.

Les équipements pour l'entretien de la ville

En 2018, la ville de Paris a consacré 550 millions d'euros à la propreté, dont 270 millions d’euros pour le seul nettoyage des rues, hors masse salariale (environ 4 800 agents). Pour la propreté de la voirie, la capitale investit chaque année entre 11 et 32 millions d'euros, avec par exemple des robots collecteurs de déchets.

Parmi les produits pour l'entretien de la ville :

  • les poubelles connectées capables de compacter les déchets ;
  • les laveuses de rue électriques ;
  • les souffleuses électriques ;
  • les chariots autonomes ou connectés ;
  • les équipements de nettoyage des tags.

Le stockage sécurisé

Vigipirate a eu pour effet de déplacer les consignes des gares vers les commerces. Et ce, au moment où le développement du commerce électronique et l'ubérisation de certains services comme l'hôtellerie conduit 12 % des acheteurs à se faire livrer dans des casiers de livrai- son. Un nouveau service, à l'image de Vinci, qui propose des consignes sur les plages de La Baule.

Par ailleurs, la croissance de l'utilisation des vélos et des NVEI (Nouveaux véhicules électriques individuels) nécessite de créer des parkings sécurisés. Le vélo représente aujourd'hui 2,7 % des déplacements, avec l'objectif d'atteindre 9 % en 2024. 66 % des Français déclarent avoir pratiqué le vélo au moins une fois dans les 12 derniers mois.

Au moment où les métropoles se concurrencent pour attirer l'activité économique et les habitants, la sécurité urbaine devient un facteur de différenciation donc d’attractivité. Les enjeux sont autant politiques qu'économiques, sociaux et environnementaux. Le marché de la sécurité urbaine au sens large, qui prend en compte la protection des populations, se scinde en trois grands champs d’application : lutter contre le sentiment d'insécurité ; faciliter la mobilité et faire cohabiter les différents moyens de transport ; faire face aux événements climatiques exceptionnels.

Après la vague d'attentats qu'a connue la France, les villes ont dû se réapproprier les questions de sécurité, au sens large du terme. La part des dépenses consacrées à la sécurité a brusquement augmenté après 2015, passant de 3,2 % à 4 % dans les villes de plus de 10 000 habitants, selon la Gazette des Communes.

À l'heure où la concurrence s'intensifie entre les métropoles, les enjeux sont multiples :

  • Politique : le maire doit montrer à ses électeurs qu'il prend en charge ces problèmes ;
  • Économique : l'insécurité pénalise les affaires ;
  • Social : le bien vivre ensemble passe par un sentiment de sécurité ;
  • Environnemental : les municipalités investissent de plus en plus dans la protection de la planète et de la biodiversité, poussée par un électorat écologique essentiellement urbain. Il s’agit également de protéger les populations contre la montée des phénomènes climatiques extrêmes.

Trois champs d’applications

La sécurité ne semble pas être dans l'absolu un sujet propice à l'innovation. Le client cherche de la fiabilité et des solutions éprouvées, car il n'a pas le droit à l'erreur, ainsi qu'un coût de fonctionnement réduit.

1. La vie au quotidien : sécurité, hygiène et bien-être

Les caméras de vidéosurveillance

33 milliards d'euros : c'est le montant des recettes du marché mondial des caméras de surveillance aujourd’hui. Un chiffre qui devrait presque doubler d'ici 2023 pour atteindre 61,5 milliards d'euros. En France, on estime à 150 000 le nombre de camé- ras installées sur la voie publique et à 1,5 million dans les lieux et établissements ouverts au public. La peur grandissant avec l'âge, le vieillissement de la population favorise le développement de la vidéosurveillance, par caméra ou par drone.

La tendance est au développement de l'intelligence des caméras et à leur connexion aux réseaux sociaux pour retrouver les individus, via leur profil Facebook par exemple.

L'éclairage public

En France, on compte 9,5 millions de points lumineux d’éclairage public qui consomment 5,6 TWh, soit 10 % de la consommation totale de l’électricité consacrée à l’éclairage. L'éclairage public intelligent constitue un potentiel  considérable d'économie pour les collectivités, avec les systèmes de détection qui permettent de déclencher la lumière seulement au passage d'un piéton ou d'un cycliste.

Outre les capteurs et tous les éléments de l'éclairage, ce marché nécessite également des mâts multifonctions et des boîtiers de contrôle. Les produits évoluent vers davantage de programmation et de connexion ainsi que la capacité à faire varier la luminosité.

La qualité de l'air

80 % de la population mondiale vivant dans les villes sont exposées à des niveaux de pollution atmosphérique dépassant les normes en vigueur, selon l'OMS. Un rapport du Sénat en 2016 a chiffré à 100 milliards d’euros le coût sanitaire annuel de la pollution de l’air extérieur en France. Et la situation ne fait que s'aggraver avec le réchauffement climatique.

Les habitants des villes sont particulièrement sensibles à ce sujet qui est du ressort des municipalités. D'où les investissements dans des équipements liés à la mesure de la qualité de l'air et à son traitement : capteurs de suivi, capteurs de CO2, bancs publics émettant de l'air purifié, tours de traitement, etc.

Les équipements sanitaires et d'hygiène

Toilettes haut de gamme ou automatiques, fontaines à eau potable, douches, etc., tous ces équipements liés à l'hygiène et à protection sanitaire se développent. Ils constituent le premier investissement de la Fondation Bill Gates dans le monde.

Les équipements pour l'entretien de la ville

En 2018, la ville de Paris a consacré 550 millions d'euros à la propreté, dont 270 millions d’euros pour le seul nettoyage des rues, hors masse salariale (environ 4 800 agents). Pour la propreté de la voirie, la capitale investit chaque année entre 11 et 32 millions d'euros, avec par exemple des robots collecteurs de déchets.

Parmi les produits pour l'entretien de la ville :

  • les poubelles connectées capables de compacter les déchets ;
  • les laveuses de rue électriques ;
  • les souffleuses électriques ;
  • les chariots autonomes ou connectés ;
  • les équipements de nettoyage des tags.

Le stockage sécurisé

Vigipirate a eu pour effet de déplacer les consignes des gares vers les commerces. Et ce, au moment où le développement du commerce électronique et l'ubérisation de certains services comme l'hôtellerie conduit 12 % des acheteurs à se faire livrer dans des casiers de livrai- son. Un nouveau service, à l'image de Vinci, qui propose des consignes sur les plages de La Baule.

Par ailleurs, la croissance de l'utilisation des vélos et des NVEI (Nouveaux véhicules électriques individuels) nécessite de créer des parkings sécurisés. Le vélo représente aujourd'hui 2,7 % des déplacements, avec l'objectif d'atteindre 9 % en 2024. 66 % des Français déclarent avoir pratiqué le vélo au moins une fois dans les 12 derniers mois.

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2. Faciliter la mobilité, sécuriser et faire cohabiter les différents moyens de transport

Dispositifs anti véhicules bélier

Depuis les attentats, les collectivités sont prêtes à payer très cher pour les dispositifs anti véhicules bélier. Elles recherchent des produits éprouvés sans aucune innovation technologique.

Les barrières de protection

Bornes escamotables, séparateurs de voirie, barrières sélectives, poteaux anti-choc, la multiplication des NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) et la croissance de l'utilisation du vélo nécessitent d'interdire l'accès aux voitures de certains espaces tout en les autorisant à d'autres moyens de transport.

Les équipements pour la voirie

En 2018, 475 piétons sont morts sur les routes. Ce chiffre est en légère baisse par rapport aux années précédentes mais reste supérieur à celui de 2015.

Au moment où les moyens de transports se diversifient (trottinettes, rollers, gyropodes, etc.), le partage de l'espace public devient un enjeu essentiel de la mobilité. Il s'agit de créer un sentiment de sécurité et de limiter le nombre d'accidents. Parmi les dernières innovations, les routes lumineuses, les passages piétons « remarquables » (avec illusion d’optique en 3D, par exemple), les radars pédagogiques ou les panneaux de signalisation dynamiques.

La gestion des flux

22 milliards d’euros : voilà ce que coûteront les embouteillages en France en 2030 si l'on en croit les estimations d'Inrix, une société spécialisée dans l'information trafic et l'aide à la conduite connectée. Par ailleurs, chaque année, les Français perdent 70 millions d’heures pour rechercher une place pour se garer.
La diversification et l'augmentation des moyens de mobilité rendent plus complexe la gestion des flux. Parmi les solutions trouvées par les collectivités :

  • les moyens de comptage (compteurs de vélos ou de piétons) ;
  • les caméras de régulation du trafic.

3. Faire face aux événements climatiques exceptionnels

Les effets du réchauffement climatique s'intensifient. Chaque année, en moyenne 4 720 communes françaises font l’objet d’au moins un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle. Des catastrophes qui coûtent de plus en plus cher : + 251 % entre les périodes 1978/1997 et 1998/2017.

En réponse, quatre grandes catégories de produits et services sont proposées :

  • les systèmes de gestion des eaux pluviales ;
  • les dispositifs de protection des bâtiments contre les tempêtes et les inondations ;
  • les capteurs et dispositifs d'alerte ;
  • les bouées anti-pollution.

Trois types de clients

Le marché de la sécurité urbaine compte trois types de clients :

  • les collectivités qui achètent souvent directement les produits et les services ;
  • les acteurs privés qui gèrent les espaces publics, dans le cadre des délégations de service public par exemple ;
  • les entreprises qui vendent aux collectivités.

Une concentration importante de richesse

55 % de la population mondiale vivent aujourd'hui en ville. Cette proportion devrait atteindre 70 % en 2050. Le marché de la smart city est évalué à 1 250 milliards d'euros en 2020. Les villes les plus importantes se concurrencent pour attirer le business et les habitants, à l'image de la compétition entre Paris, Dublin, Amsterdam et Francfort, en vue du Brexit.

Les smart cities permettent de répondre à certains enjeux en matière de sécurité, de mobilité ou d’environnement. En France, on en compte 25, dont certaines représentent une part importante de la richesse nationale et des territoires :

  • 29 % du PIB français pour Paris et son agglomération ;
  • 87% du PIB du Rhône pour Lyon Agglomération ;
  • 53 % du PIB de la Loire-Atlantique, pour Nantes Agglomération.